Chronicle

By | février 25, 2012

Vraiment 2012 ça me plaît bien pour l’instant. Surtout coté cinéma.

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J’ai essayé comme beaucoup de faire un bilan 2011 des bons films que j’avais vu et ma liste est finalement trés courte : pas plus de 3-4 films (never let me go, the fighter, drive, melancholia). Et là, 2012 à peine entamée, et ma liste de bons films est déjà presque aussi longue.

Le petit nouveau sur la liste s’appelle « chronicle« . Petite sorte d’ovni en ce moment où on n’entend plus parler que du ‘fabuleux’ cinéma français avec ‘the artist’, ‘intouchable’ ou … ‘polisse’. Sans doute l’effet week-end des Césars / Oscars ?

Fidèle à mon habitude de beaucoup me fier à l’emballage et non au contenu, voir Skyrock ou Métro sur une affiche ça me donne moyen envie de voir le film. L’affiche d’ailleurs, associée au pitch (des gamins ordinaires qui obtiennent des super-pouvoirs) me faisait beaucoup penser à la série anglaise « misfits ». Je n’étais pas sur d’avoir envie de le voir et puis ayant eu de bons échos : bim, je me suis retrouvé dans une salle bondée.

Ce que je pensais aller voir : un petit film anglais, un peu rigolo, pas très sérieux et complètement déjanté qui ne casserait pas trois pattes à un canard. Dès le début, je me suis dit que j’avais du me gourer : le volant des voitures est à gauche,les acteurs n’ont pas franchement d’accent britannique très prononcé et ça se passe à Seattle. Malgré le côté fantastique (des mecs avec des pouvoirs), ce film a un côté vraiment très réaliste. C’est plus moins filmé caméra à l’épaule mais contrairement à « cloverfield » (film à peu près dans le même style) on n’a pas envie de vomir à la fin de la séance. Les acteurs que je ne connaissait pas ont un peu tous l’air d’être quelqu’un de connu : j’ai trouvé qu’ils avaient quelque chose de James Franco (époque « freaks and geeks »), Leonardo di Caprio (époque Gilbert Grape) et de Michael Jordan (^^) !

J’ai finalement vu un film fantastique très sombre, réaliste, bien interprété qui malgré sa durée d’1h26 a quelques longueurs mais qui donne envie d’aller au cinéma et de voir des nouveautés non en 3D. Sérieusement : star wars ressort en 3D, Titanic ressort en 3D, Jurassic Park ressort en 3D, le monde de Nemo ressort en 3D ; c’est pas mieux de tourner des NOUVEAUX films ?

Post scriptum : apparemment « chronicle » s’inspire beaucoup (énormément, trop ?) d’Akira que ne connais pas. Je n’ai donc peut-être pas vu quelque chose de si nouveau ? (En tout cas, c’était vraiment bien).

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Connections.

By | février 18, 2012

Y a des gamins qui sont turbulents.
Y a des gamins qui courent partout.
Y a des gamins qui sont très dynamiques.

Y a des gens qui ont décrété que ces gamins étaient malades, qu’ils souffraient de TDAH (Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité). Il paraitrait que certains laboratoires ont des molécules en stock et qu’ils se disent :

- Alors, qu’est ce que ça peut guérir ?

- Rien ?

- Pas grave, on va créer une maladie spécialement pour ça.

On leur donne quoi à ces gamins pour les calmer ?

À une époque, on leur filait du sirop de laudanum (comprendre de l’opium) pour les endormir. Maintenant, on leur file des amphétamines. Oh yeah, des amphétamines ! Mais pourquoi ? Ce genre de produit est plutôt connu pour ses vertus stimulantes. Oui, en fait on s’est dit que si ces pauvres petits sont tant agités c’est parce qu’ils ne tiennent pas en place et donc qu’ils manquent de concentration. Cette molécule miracle augmente les capacités de concentration : il n’en fallait pas plus pour déposer un dossier d’AMM. Aux States-unis, il y a même des « teachers » qui sont sponsorisés par des labos : « madame si votre fils/fille ne prend pas le médicament truc, nous n’allons pas pouvoir le garder dans notre établissement. »

Quand j’étais petit je lisais beaucoup :la bibliothèque verte, rose (les six compagnons, Alice, les trois jeunes détectives, le club des cinq), Agatha Christie, Sherlock Holmes etc…

Je n’avais aucun mal à me plonger dans un livre et à le finir rapidement. Je me rappelle d’après-midi où, pris de frénésie, je dévorais un roman en quelques heures. Et puis me voilà 20 ans plus tard : j’aime toujours autant lire et acheter des bouquins mais je n’y arrive plus. J’ai tellement de mal à me concentrer et rester attentif suffisamment longtemps pour pouvoir lire un chapitre sans m’arrêter. J’ai des problèmes de concentration, un peu comme ces gamins « hyperactifs » ; pas moyen de me poser et de juste lire un bouquin. Il y a tous ces réseaux pseudo-sociaux que je mets à jour constamment alors que j’ai des notifications programmées pour m’avertir dès que je reçois un message. On trouve aussi des articles comme celui-ci qui dit que l’addiction à « l’internet » modifierait le cerveau des ados ?

Je me pose des questions : c’est écrit par des chinois (i.e. : 1 353 311 000 habitants en 2009 selon l’OMS (page 152) ) et ils n’ont pu inclure que 16 personnes dans leur étude ? Mais je pense que malgré tout il y a quand même quelque chose qui se passe. Avant la seule distraction que l’on pouvait avoir c’était le club Dorothée ; et, si on ne regardait pas la télé on sortait jouer dehors (ou on restait  à lire un livre dans sa chambre). Aujourd’hui, tout le monde (ou presque possède un portable quand ça n’est pas plus) et est constamment connecté à tout.

Tout et tout le temps, parfois on ne décroche jamais.

J’ai à peu près un million de livres  à lire et je me retrouve encore devant un écran d’ordinateur à écrire ça. Je vais arrêter de payer l’électricité, ça me semble être le meilleur remède.

 

Sherlock Holmes

By | février 13, 2012

Petit j’aimais bien lire les aventures de Sherlock Holmes. C’était facile à lire, la plupart des recueils étant constituée de nouvelles. J’y ai découvert un personnage fun, mystérieux, toujours à se déguiser pour la moindre occasion, bagarreur et plein d’addictions.

C’est un peu de tout ça que j’ai retrouvé dans le premier film de Guy Ritchie.

Il y avait là tous les ingrédients d’un bon Sherlock Holmes : de l’action, du suspense, une ambiance londonienne (il traîne souvent dans les bas-fonds de Londres) et surtout une enquête. Lord Blackwood est mort mais semble continuer à commettre des crimes.

Que se passe-t-il ?

Franchement ce film m’a semblé très bien, on sent la patte de Guy Ritchie avec des ralentis (savamment utilisés dans mon souvenir) pendant lesquels s’exerce le fameux sens de déduction d’Holmes : il inspecte à la vitesse de la lumière tout ce qui se trouve face à lui et il en déduit donc soit ce qui va se passer soit ce qui s’est passé. Tout est dans les détails : une tâche de nourriture sur la veste, de la boue sur la semelle d’une chaussure, la façon de se tenir etc…

Et puis quand on aime bien le cinéma de Ritchie et Sherlock Holmes, on ne peut être que ravi : les grosses bastons avec des espèces de colosses sortis de nulle part, l’accent anglais de tout ce beau monde, la reconstitution de Londres. Tout une ambiance qui participe à faire de cette enquête un très bon divertissement.

Globalement cette première aventure de nos 2 compères m’avait bien plu : surtout parce qu’en filigrane apparait le vrai méchant (Moriarty ^^). Et aussi pour le générique de fin qui est tout simplement sublime.

Vint alors 2012 et ce Sherlock Holmes : a game of shadows.

J’ai vraiment été déçu par ce second film. Je l’ai trouvé outrancier : trop de cabotinage, trop de ralentis, trop de beaucoup de choses et surtout pas vraiment d’enquête, un Moriarty (pourtant interprété par le formidable Jared Harris si si : le David Jones de Fringe !) pas assez mystérieux, un scénario auquel personnellement je n’ai rien compris. Notamment cet espèce de mélange de plein d’aventures de Sherlock Holmes pour finir par une allusion à cette aventure bien connue :« the final problem » qui se termine par un moment fort aux chutes de Reichenbach.

Bref, ce second film est vraiment comme un patchwork de beaucoup de bonnes choses mais qui au final n’est pas abouti et laisse sur sa faim avec en prime le tournis.

Inquiétude

By | janvier 28, 2012

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Deux mille douze (on m’a appris qu’en début de phrase on écrit les chiffres en toutes lettres), s’annonce comme une très bonne année pour le cinéma. Ce mois-ci je n’ai pour l’instant vu que deux films : take shelter et millenium (avec un « n » pour l’adaptation du roman suédois et 2 « n » quand il s’agit de la série de Chris Carter dont je parlerais certainement un jour ici).

C’est ce premier film qui m’inspire ces quelques mots et surtout ces images. Un homme qui tient plus que tout à sa famille (femme et fille) hanté par des visions apocalyptiques vire barge et décide de se réfugier dans un abri anti-tempête (qu’il a amélioré) lorsque vient l’orage.

Il craint l’orage, il craint la tempête, le ciel s’assombrit, de sombres nuages inquiétants viennent obscurcir le jour, les ténèbres s’emparent du ciel, du jour, du personnage.

Finalement, le ciel contribue à personnifier ce sentiment d’angoisse palpable tout au long du film. C’est ce que j’aime donc faire depuis : regarder en l’air et imaginer que la fin du monde est proche.

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Petit ! Lis ça !

By | décembre 29, 2011

Lire.

Cette année, entre autres, le gentil père Noël m’a déposé au pied du sapin des trucs chouettes dont des livres. J’aime bien lire, j’aime bien posséder des livres; c’est comme ça que je me retrouve avec une pile énorme de trucs à lire (bah oui, j’ai quasiment rien lu de ce que j’ai acheté pour mes vacances).

Le père Noël a compris (je pense) qu’il est temps pour moi de lire autre chose que des polars (même si c’est bien cool, il y a énormément d’autres genres qui existent).

Je me suis dis aussi que c’était l’occasion d’aborder les choses d’une manière différente : pourquoi ne parler des films ou des livres (dans le cas présent) qu’après les avoir vus ou lus ? Voici donc ce que je pense du livre que je vais lire.

Bande originale de Rob Sheffield.

En anglais, ça s’appelle love is a mix tape – life and loss, one song at a time.

D’après la 4ème de couv’ (et d’après le père Noël un peu aussi), c’est l’histoire de Rob, ce chroniqueur notamment pour Rolling Stone, qui au travers de chansons raconte son histoire d’amour avec Renée qui est partie trop tôt.

Je ne suis pas vraiment mélomane (même si j’aime écouter de la musique) et ma culture musicale est vraiment plus que limitée (à part The Prodigy, Massive Attack, Tricky et Portishead je ne connais pas grand chose); j’imagine donc que ce livre va me faire découvrir une multitude d’artistes qui vont étoffer mon petit monde.

Et puis surtout, ça raconte une histoire d’amour.

On peut raconter des histoires d’amour de plein de façons : en images, avec des mots etc… Là ce sera en musique. Décrire son amour pour quelqu’un grâce à un médium que l’on aime tout autant je trouve ça beau. L’être aimé étant mort, il y aura sans doute une empreinte de mélancolie distillée au travers de ces chansons.

Amour, mort, mélancolie, musique, mots (parce qu’un livre, quand même, c’est écrit avec des mots) : autant d’éléments pour essayer de résoudre une équation insoluble.

L’amour dure-t-il toujours ?