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Depuis le décès de mon regretté chat, j’hésite à en reprendre un autre. Il n’y a pas à dire  : un chat ça me calme, moi qui suis assez bouillante d’habitude. Je me souviens, quand mon chat s’endormait sur mes genoux : ce que je me sentais apaisée !

J’ai commencé à chercher des gens qui avaient un chaton à donner sur Paris. Mais c’est pas si simple en fait. Déjà, je me refuse d’en acheter un, car j’aime pas trop le commerce des animaux. Du coup, j’ai commencé à chercher des personnes qui donnaient des chatons, et bien figurez vous que c’est vraiment pas évident à trouver !

Je suis tombé sur un site qu’a l’air pas mal pour ça, et j’ai trouvé ce chaton à donner super mignon. Il n’y a qu’une photo, mais il m’a l’air trop craquant !!

J’ai trop envie de contacter ce fameux Pierre… En même temps, je voyage beaucoup en ce moment, et je sais pas trop par qui je pourrais le faire garder quand je pars ! Je ne suis pas encore assez proche de mes voisins :(

J’hésite donc encore !

 

Le copain à lunettes de ma copine a commencé à se renseigner sur ce fameux Bruce Ouilis, autrement appelé André bon Secours, à qui le nom  sabsp.fr appartenait auparavant.

Apparemment, il y a des liens sur internet qui démontrent qu’il s’appelait aussi André bon relief (???). Alors là, je suis perplexe. De plus, ce fameux copain bigleux (le copain de ma copine donc, suivez un peu), m’a dit qu’il y avait plusieurs liens du genre : « A.B.S Presents ».

Présente ? Présente quoi ? Que pouvait-il écrire ? On dirait à vue de nez qu’il était assez artistique, pour inventer un nom pareil, ou alors qu’il déconnait pas mal sur son blog, et que c’est parti en vrille. Peut-être qu’il était fan d’escalade ? (pour le « andré bon relief »…)

Le mystère s’épaissit…

A suivre !

 

Hey mamzelle !

julesrenard-lassitudeTranche de vie parisienne aujourd’hui, avec une tanche qui m’aborde de loin, avec ses potes. Je pensais que le « hey mamzelle » avait déjà été tellement caricaturé que les racailles avaient désormais l’intelligence nécessaire pour éviter ce cliché largement surfait.

Même pas. Les boulets.

Donc, je me baladais du côté des Halles, quand j’entends la phrase fatidique : « hey mamzelle ! ». D’habitude, je laisse passer et je continue mon chemin. Mais là, j’avais envie de raconter un truc marrant dans mon blog, et donc, à l’instar des livres « dont vous êtes le héros » (c’est pas tout jeune ça), je me suis dit : « tiens, soyons l’héroine de sa propre vie ».

J’ai fait volte-face et je me suis approché du groupe de boulets assis sur les marches, de ma démarche souple et assurée. Une fois arrivée près d’eux, je leur ai dit : « oui ? ».

Je sais, ça parait ridicule, de dire « oui ? ». Mais je voulais en savoir plus avant de passer à l’attaque. Qu’il formule les choses, qu’il ose, qu’il s’avance d’un pas, pour que je puisse lui arracher psychologiquement la tête. Oh yeah.

Il a été surpris le gredin. Ses potes aussi. Il m’a dit :

- Heu… On t’a trouvé super canon !!! Tu vas où comme ça ?

J’ai répliqué immédiatement.

- Tu me dragues ou quoi là ? (avec un accent un peu racaille, pour être sûre d’être bien comprise).

- Ben ouais, t’es super belle ! Faut kon se revoit !

- Non, t’es pas mon genre. T’as d’autre chose à dire où je peux partir et te laisser à ta misérable petite existence de squatteur des Halles ?

Ses copains ont fait « ouuuuhhh ». Et puis là, j’en ai eu marre. Je me suis aperçue d’une chose : on ne peut rien faire contre la bêtise simplette de certains, ils sont dans un autre monde. Je connaissais déjà sa prochaine question, et ça n’a pas loupé.

- Mais pourquoi t’es agressive comme ça ?

Ca m’a lassé de prévoir comme ça la réaction des gens. C’est vrai quoi, c’est très lassant. D’ailleurs, à la reflexion, je suis sûr que ça n’intéressera personne. J’ai dit « A+ » et j’ai continué mon chemin. Et là, quand j’écris ça, je ne pense qu’à une chose, c’est à ce que disait Jules Renard :

 

N’écris que par lassitude de regarder.

Ce sur quoi, j’y apporte ma petite touche personnelle dans un souci de précision : n’écris que par lassitude de regarder le monde…

brucewillisJe viens d’avoir un coup de fil d’une amie, première visiteuse de ce blog fantastique. Son copain geek (mais néanmoins sympa parfois – et vlan, dans ta gu***) lui a dit que l’adresse sabsp.fr appartenait à un ancien blogueur avant !

J’en croyais pas mes yeux. Apparemment, ça appartenait à un certain André bon secours. Ma première réaction a été : pffttt, quel nom ridicule  pour un blog. Avant de repenser au nom de mon blog…

Tentons d’imaginer ce fameux André Bon Secours : personnellement, j’ai tendance à l’imaginer en Bruce Willis, façon le bon samaritain. Bon secours, samaritain, c’est pareil non ?

Il faut que j’enquête sur ce sujet. Qui est André bon secours ? Pourquoi a t-il mis fin à son blog ? Cette adresse web est-elle hantée par des esprits maléfiques ?

 

Tant de questions, et si peu de réponses ! Je vais dépêcher mes plus fins limiers sur les lieux pour en savoir plus, et je vous tiens au jus. Le but, que Bruce passe une tête et vienne nous poser une crotte dans les commentaires, pour voir ce que son blog est devenu (le pauvre, il va avoir honte…Remplacé par une fille comme moi, je le plains !).

 

 

Interview de Sabrina

- Sabrina, t’as vraiment… Heu… une grosse poitrine ? (demanda t-il timidement)
- Tout à fait ! (dit-elle bêtement)

Il est vrai que j’avais mis un haut très ample, noir, et que ça me faisait plutôt passer pour une grosse que pour une fille mince avec une grosse poitrine.

interview

- Quelles en sont les conséquences dans ta vie de tous les jours ?
- Elles sont nombreuses. C’est simple, avec une grosse poitrine, tu vis différemment. Commençons par les avantages : tu peux te taper 99% des mecs sur cette planète. C’est très simple : un décolleté, et c’est plié !

- Oh t’exagères là. Il y a quand même des gars fidèles !
- Ah mais oui, heureusement. Mais disons que t’as une impression persistante qu’ils vont vaciller à tout moment. Mais certains résistent effectivement. Pas très longtemps mais ils résistent (dit-elle en s’esclaffant comme une star : avec un rire tonitruant).

- Et ça ne te flatte pas qu’on te regarde ?
- Absolument pas. Je préfère qu’on m’admire pour autre chose. Tu vois, avoir une grosse poitrine c’est pareil que d’être riche pour un mec : il ne sait jamais si on va avec lui pour son argent ou pour lui. Ben moi, c’est pareil. Je ne sais jamais pourquoi on est avec moi, et j’ai toujours peur que ce soit pour « jouer ».

- Ah oui je vois. La comparaison est pertinente, j’aime bien.
- Je sais. Je connais bien les riches.

Mon interlocuteur enchaine, surpris :

- Tu connais bien les riches ? Tu veux dire que… – Ah mais je t’arrête tout de suite ! Il m’est juste arrivée, parfois, d’accepter un ou deux petits cadeaux, juste comme ça. Des bijoux en or, une parure avec quelques diamants, mais c’est tout quoi. C’est pas grand chose.

Mon interlocuteur est interloqué, comme électrocuté par mon éloquence (yo man, fais péter ton slam !).

- …. – Je blague ! Pas de ça chez moi ! Pour en revenir au sujet, je trouve qu’il y a plus d’inconvénients que d’avantages. Franchement, avec l’expérience, je vois les gars qui, quand ils me parlent, me regardent dans les yeux en se forçant, pour ne pas me froisser. Et ça c’est terrible, car tu ne peux pas leur reprocher. Ils agissent correctement, mais je vois. Je sens. Je suis omnisciente et clairvoyante à ce sujet.

- Je comprends.- C’est bien (dit-elle, complètement indifférente à ce début de pitié condescendante du journaliste).

Là, l’interview s’enlisait un peu. Il y a eu un blanc. Je sentais que lui aussi essayait de se concentrer pour ne pas regarder mon anatomie pulmonaire proéminente. Le pauvre ! J’ai eu pitié.

- Tu veux un verre ? lui ai-je dit en souriant.
- Heu… Oui, pourquoi ?

Je suis allé dans la cuisine, en pensant à une réponse fictive du genre ben parce que je suis en train de te draguer, et que je vais bientôt t’étouffer avec ton fantasme, connard !

Evidemment, je me suis retenue. Il était plutôt sympa. Je suis donc revenue avec deux bouteilles : de l’eau et du jus d’ananas du monop’ du coin.

J’ai repris sur un ton sérieux : – En fait, tu sais,  la principale difficulté pour moi, c’est pas d’avoir une grosse poitrine. C’est juste que parfois le corps se dissocie de l’esprit dans l’esprit des gars, et ça ça peut être violent pour une fille.  Quand c’est de temps en temps, c’est pas gênant, c’est même agréable, mais tout le temps, ça peut être insupportable.

Il a hoché la tête, en me regardant. Visiblement, il attendait que je continue. Pas mauvais ce journaliste. Effectivement, ça m’a donné envie de continuer.

- Tu vois, c’est aussi pour ça que je lance ce blog. Ca me permet de m’échapper un peu de ce monde, et de le prendre à la légère. Et puis j’ai regardé : ça n’existe pas sur le net ça. Enfin j’en ai pas vu. T’en as vu toi des blogs faits par des filles qu’avaient une poitrine plus grosse que la mienne ?
- Non, mais bon, je vais pas interviewer toutes les bloggeuses de France non plus hein.
- Tu devrais, c’est un métier sympa.

La suite a été banale. Je ne sais pas s’il va publier un papier sur mon blog ou sur moi, mais j’ai quand même choisi de lui rendre un petit hommage en écrivant d’entrée de jeu un article sur le blog que je lançais : il était sympa et bien élevé, et suffisamment intelligent pour traiter la question correctement.

Ses derniers mots ont été : « bon ben, bon lancement de blog alors ! Merci au revoir ».

Ensuite, je l’ai enterré dans le jardin (je plaisannnnte).

Voilà, c’était l’interview de Sabrina vue par elle-même, à vous les studios.

Ce blog n’ayant strictement aucun intérêt, vous pouvez arrêter de lire dès maintenant, surtout si vous êtes un mec car je ne parlerai pas de foot, de voitures, ni de couches pampers (ben quoi, les temps changent non ?).

En fait à la base, je me suis dit que j’allais faire un blog pour m’exprimer. Quelle louable intention ! Connaissant mes talents littéraires, je m’étais dit que j’allais probablement prendre un malin plaisir à écrire tout ce qui me passe par la tête (et par ailleurs également, mais restons décente), et vous faire partager ma folle et « enjoyable life » pour vous faire vivre par procuration (de Goldman) toutes mes flamboyantes aventures, vous qui êtes assis dans votre canapé sale et jauni, avachi, avec la télé allumé, mégot encore fumant dans le cendrier.

Et bien… C’est tout à fait ça ! Je vais vous sortir de votre misérable petite existence (ahah, la fille qui se la pète), et vous montrez ce que c’est une fille moderne et ambitieuse, virevoltante et passionnante, sage tout en étant totalement prétentieuse.

Ah oui, une note sur le titre de ce blog : c’est pas du chiqué. Tout est vrai.
Mais j’en parlerais dans un prochain article.